Green Day de retour à Québec au Centre Vidéotron

Green Day de retour à Québec au Centre Vidéotron

green day au centre vidéotron

Sortez votre manteau à clous et faites-vous poussez un Mohawk, le plus grand groupe de musique punk Green day est de retour à Québec au Centre Vidéotron le 23 mars 2017.

 

Il aura fallu donc attendre 4 longues années avant de revoir les 3 acolytes, qui avaient enflammés feu le Colisée Pepsi en avril 2013 lors de leur tournée 99 revolutions, et c’est avec leur tout nouvel album Revolution radio que Gren Day feront leur retour à Québec au Centre Vidéotron. C’est le groupe Against me qui assurera la première partie.

Ayant pris le monde de la musique par surprise au début des années 1990 avec leur album phare Dookie, Green Day est considéré comme ceux qui ont fait revivre le mouvement punk, initié par les groupes cultes comme The Ramones et Sex Pistols. Les pièces Longview, When I Come Around et surtout Basket Case propulsent le trio composé du chanteur et guitariste Billy Joe Armstrong, du bassiste Mike Dirnt et du percussionniste Tré Cool vers les sommets des palmarès. C’est entre-autre la popularité et le fait que les radios dites « commerciales » jouent les chansons du groupe à profusion qui font dire aux adeptes du mouvement punk original que Green day a en fait détruit le mouvement en le rendant commercial, donc moins marginal. C’est à ses fidèles adeptes que l’on doit l’appellation « Pop-Punk », qui est à la fois une façon de différencier ce qu’ils considèrent comme étant contraire aux leurs valeurs fondamentales du mouvement, et une occasion de se moquer de la nouvelle popularité nouvellede ce dernier, qui est en soit une contradiction à leurs yeux. Mais il est déjà trop tard; l’ascension de Green Day permet à des groupes comme Blink 182, Rancid et The Offspring de remettre le mouvement Punk au gout du jour, et créer une nouvelle génération de rebelles aux jeans trouées, aux bottes hautes à lacets et aux vestes de cuirs cloutées… Et de vendre quelques dizaines millions d’albums au passage, ce qui, encore, contrevient aux fondements mêmes du mouvement Punk, qui se présente comme une alternative aux lois du commerce et de la société moderne. La révolution est terminée! Vive la révolution!

 

Possédant maintenant l’étiquette de groupe mondialement connu, Green day lance en 1995 l’album Insomniac comprenant notamment les titres Brain Stew, Geek Stink Breath, Walking Contradiction, Stuck With Me et 86, qui est un pied de nez à tous ceux qui ont prétendu qu’ils avaient tué le mouvement punk avec Dookie, et leur laissant savoir que c’était maintenant le temps d’évoluer, que l’on ne vit plus en 1986. Le message semble avoir bien passé, puisque plusieurs considèrent cette album comme celui se rapprochant le plus du style « punk-rock », qu’on les accusait pourtant d’avoir rendu trop commercial.

Avec Nimrod, paru en 1997, Green day explore de tous nouveaux genres musicaux avec entre-autre des rythmes empruntés au Folk pour la pièce Walking Alone, Ska pour King Of The Day, se permettant même une balade symphonique avec Good riddance (Time Of Your Life). L’album est bien accueilli par les critiques, mais moins par les fans, qui trouvent que le groupe s’éloigne trop du son caractéristique du punk-rock.

 

La sortie de Warning au tournant du millénaire laisse rapidement croire à ses fans que Green Day en ai à ses derniers balbutiements, tellement l’album est différent et s’éloigne de plus en plus du son original. Bien que le premier extrait Warning recueille un certain succès, l’album est boudé par les fans et ne vend que 500,000 copies aux États-Unis, contrairement à plusieurs millions pour chacun de leurs albums depuis la parution de Dookie. Les membres du groupe décident alors de prendre une pause, plusieurs prétendent même qu’ils sont derrière le mystérieux groupe The Network, composé de membres costumés et masqués, qui ont d’étranges ressemblances avec les membres du groupe, notamment la voix du chanteur et leur façon de se déplacer sur scène. Comme personne n’a jamais revendiqué avoir participé à ce projet, et malgré les plusieurs démentis des trois membres, on peut affirmer que c’était bien eux qui voulait peut-être s’éloigner de la gloire et la popularité, qu’ils ont toujours eu de la difficulté à gérer. Ensuite, le groupe semble tomber dans l’oubli, avec seulement quelques concerts dans les 3 années qui suivent, notamment une participation très attendue lors du célèbre festival de rock ambulant Vans Warped Tour. Mais c’était très mal les connaître…

C’est à la fin de l’année 2004 que le groupe renaît, avec un album au concept « Punk Opera », American Idiots, qui se vend à plus de 250,000 copies lors de la première semaine de vente, ce qui propulse l’album au sommet du palmarès Billboard, du jamais vu pour le groupe. L’album raconte l’histoire de « Jesus of Suburbia » (Jésus de la Banlieue), qui refuse de continuer à vivre dans « l’idiotie Américaine ». Il entreprend alors un périple qui le mènera sur le « boulevards of broken dreams », à la rencontre de Saint-Jimmy, à l’amour de « whatshername », pour finir par faire son « homecoming » et revenir au bercail. Les critiques et les fans sont unanimes : Green Day est de retour, et attire une nouvelle génération de jeunes fans, qui s’arrache les disques et les billets de concerts! L’album a même été adapté dans une pièce de théâtre sur broadway, qui connue un succès monstre. Le chanteur a lui-même fait une apparition lors de la dernière représentation, incarnant Saint-Jimmy, l’alter-égo schizophrène du personnage principal.

En 2006, Green Day joint ses efforts à ceux du groupe Irlandais U2 suite à l’ouragan Katrina, qui ravagea presque entièrement la vile de la Nouvelle-Orléans. Avec une reprise du groupe Écossais The Skids, The Saints Are Coming, en référence à l’équipe de la NFL dont le domicile, le Superdôme, a servi de refuge à des centaines de milliers d’habitants de la métropole Louisianaise, ils récoltent plusieurs millions de dollars qui serviront, entre-autre, à remplacer les instruments de musique perdus lors de la catastrophe.

 

Fort d’un succès renouvelé, Green Day revient en force en 2009 avec 21st Century Breakdown, leur 8ième album studio, qui se veut, comme American Idiot, un album « Opera Punk » qui est même séparé en 3 actes. L’album est bien accueillit, quoiqu’il ne contribue pas à propulser le groupe vers de nouveaux sommets comme son prédécesseur American Idiot, bien que les pièces 21st century breakdown et 21 guns deviennent des succès qui joueront dans les radios pour des années à venir.

En 2012, c’est cette fois un trio d’albums que nous réserve l’imprévisible groupe Punk. ¡Uno!, ¡Dos! et ¡Tré! sont lancés à quelques semaines d’intervalle à la fin de l’an 2012, et comprennent 36 titres en tout, la plupart des titres inédits, mais également une chanson de leur projet parallèle, Foxboro Hot Tubs, 99 Revolutions. Ces 3 albums amènent une sonorité différente et plus rythmée au groupe, mais les ventes d’albums ne sont pas au rendez-vous si on compare avec leurs 2 albums précédents, malgré un critique relativement bonne.

 

Avec Revolution Radio, Green Day nous offre un son plus simple, mais surtout un album sans concepts, seulement 12 chansons originales, sans liens particuliers entre-elles! Fini les « opera puck-rock » ou les trios d’albums. Du bon vieux punk-rock à l’état pur, à la sauce du jour, comme Green Day nous ont habitués depuis leur début sur la scène de la musique mondiale. Pour en apprendre plus sur ces géants du Punk-rock, visitez leur site web : http://www.greenday.com/

C’est donc un rendez-vous, et si vous désirez voir les prochains concerts qui seront présentés prochainement au Centre Vidéotron, visitez notre page web sur la programmation du Centre Vidéotron.